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Ces fleurs qui font tant de bien

Ces fleurs qui font tant de bien

Au Burkina Faso, l’hibiscus, plus connu localement sous le nom de bissap, est une culture marginale présente sur le pourtour des champs en association avec d’autres plantes. Les superficies qui lui sont consacrées varient entre 0,25 et 1 hectare maximum. Plante annuelle prisée pour ses fleurs utilisées pour les infusions, jus, confitures, et autre, le bissap est cultivé principalement par des femmes pour lesquelles elle assure une source de revenus. Créée il y a quinze ans, l’Agence Déli-International, une société est établie à Bobo-Dioulasso, dans l’Ouest du Burkina Faso exporte chaque année plusieurs centaines de tonnes de bissap vers le Brésil, l’Allemagne, la France, l’Arabie Saoudite, la Guadeloupe et aussi dans des pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Depuis 2006, la société achète une partie de l’hibiscus directement aux petites productrices et petits producteurs. Ce qui permet aux producteurs et productrices de réaliser de biens meilleurs bénéfices. ADI emploie temporairement chaque année plus d’une centaine de femmes pour le nettoyage de l’hibiscus.

Valoriser l’expertise locale

Valoriser l’expertise locale

Pour améliorer les performances de son entreprise en pleine croissance, Luc Assavedo, promoteur d’Agro Espace a fait un pari gagnant sur un inventeur local. Agro Espace est une entreprise béninoise intervenant dans la transformation de l’ananas en jus de fruit naturel commercialisé en bouteille sous les marques « Bravo Star » et « JUNATAS ». Malgré les deux tonnes et demi d’ananas transformées par jour et plus de 10.000 litres de jus produits chaque semaine, Agro Espace peine à satisfaire la demande qui va grandissante. L’entreprise décide de remplacer son système de production semi artisanale par un processus de production plus performant. Monsieur Assavedo fait alors appel à Roger Ahouansou, ingénieur en machinisme agricole à l’INRAB (Institut national des recherches agricoles du Bénin). Ensemble, ils mettent au point un extracteur de jus d’ananas plus performant et qui fonctionne au diesel. « Avec l’ancien système, on broyait tout l’ananas. Mais ce nouveau système sort le jus à part et le tourteau à part », s’en félicite Luc Assavedo. Agro Espace enregistre aussi un gain considérable de productivité. « Avec cet extracteur, nous pouvons atteindre 6 tonnes par jour contre 2,5 tonnes avec l’ancien système ».

Semer les germes d’entrepreneurs agricoles

Semer les germes d’entrepreneurs agricoles

Alors que de plus en plus de jeunes tournent dos à l’agriculture en raison de sa faible compétitivité, comment retenir les jeunes ruraux dans leurs localités d’origine ? La Société Agropastorale et de Services, SAPAS, basée à Loumbila à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou au Burkina Faso, parie sur la formation. Depuis 2011, SAPAS offre à des jeunes ruraux généralement déscolarisés de façon précoce ou pas du tout scolarisés une formation de trois ans dénommée Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) en agronomie, option fermier agricole. Objectif : préparer ces jeunes à devenir de véritables entrepreneurs agricoles dans leurs villages d’origine.

Des agriculteurs renforcent leur résilience

Des agriculteurs renforcent leur résilience

Début septembre, malgré un début capricieux de la saison pluvieuse dans l’Est du Burkina Faso, l’espoir est permis pour les agriculteurs et agricultrices qui adoptent des pratiques culturales plus adaptées à leur contexte climatique local, notamment la Régénération Naturelle Assistée et d’autres techniques agro écologiques. MediaProd et l’Association Nourrir Sans Détruire (ANSD), partenaire de Groundswell International, vous apportent bientôt la preuve à travers un film documentaire de 26 minutes. Déjà, voici quelques images impressionnantes de la première partie du tournage dans les localités enclavées de Gayéri et Bilanga dans l’Est du Burkina Faso.

Transhumance pastorale

Transhumance pastorale

La mobilité est l’une des principales caractéristiques de la pratique de l’élevage au Burkina Faso. Elle permet aux éleveurs de chercher les meilleurs pâturages et d’optimiser la productivité de leurs troupeaux. La mobilité représente également une part essentielle de la stratégie commerciale des éleveurs pastoraux. Lorsque cette mobilité n’est pas assurée à travers la définition d’espaces et d’aménagements pastoraux, l’activité pastorale de devient source de conflits multiples, notamment avec les populations sédentaires.

C’est dans cette optique que le groupe de recherche et d’action sur le foncier, le Graf, a accompagné entre 2008 et 2013 un groupe de communes dans l’ouest du Burkina pour tracer et sécuriser une piste de transhumance trans-communale. Le projet a permis de définir deux parcours, la première longue de 185 km est à vocation commerciale et la seconde distante de 145 km est pratiquée essentiellement par les troupeaux en transhumance vers l’ouest et le sud du Burkina Faso.

Deux ans après le projet, que restent-ils de ses acquis ? Quelle est la situation sur le terrain ? Comment s’organisent les acteurs locaux pour pérenniser les acquis et faire face à d’autres défis liés au pastoralisme ? Pour y répondre, le Graf et MEDIAPROD travaillent sur la production d’un film documentaire de 26 minutes. Le tournage s’est déroulé courant décembre 2015 et le film est attendu pour début février 2016.